Après presque vingt ans d’attente, l’Égypte a inauguré le Grand Musée égyptien. Ce projet monumental prend place au pied des pyramides de Gizeh, avec l’ambition de devenir le plus grand musée au monde consacré à l’Antiquité.
Une inauguration spectaculaire pour un projet historique
L’ouverture du musée a eu lieu le 2 novembre 2025. Un spectacle de drones a marqué l’événement, illuminant le ciel de figures mythologiques et de pyramides. Le président Abdel-Fattah el-Sissi a salué ce nouveau symbole de l’Égypte moderne. Il a affirmé que le musée doit devenir un espace de dialogue et de partage entre les civilisations.
Le projet remonte à 2005, sous la présidence de Hosni Moubarak. Il a connu plusieurs retards en raison de troubles politiques, notamment ceux de 2011. Malgré ces obstacles, le chantier s’est poursuivi, mobilisant plus d’un milliard de dollars.
Le musée s’étend sur une surface immense. Il rassemble des milliers d’objets issus du patrimoine pharaonique, dont une grande partie n’a jamais été exposée auparavant. Le lieu se veut autant un espace de conservation qu’un centre éducatif.
Une nouvelle vitrine pour l’Égypte
Le gouvernement espère attirer cinq millions de visiteurs par an. Ce chiffre placerait le Grand Musée égyptien parmi les musées les plus visités au monde. À titre de comparaison, le Louvre a accueilli 8,7 millions de personnes en 2024, le British Museum 6,5 millions, et le Met de New York 5,7 millions.
Le choix de l’emplacement n’est pas un hasard. En construisant le musée à quelques kilomètres des pyramides, l’Égypte crée un parcours touristique cohérent. Les visiteurs peuvent ainsi explorer les trésors anciens sur un même site.
L’objectif va au-delà du tourisme. Ce musée doit redonner à l’Égypte un rôle central dans la mise en valeur de son histoire. Il s’agit aussi de renforcer sa présence culturelle sur la scène internationale. Le pays mise sur la connaissance et la mémoire pour affirmer sa place.
Le Grand Musée égyptien marque donc une étape importante. Il relie le passé à l’avenir en faisant dialoguer les monuments anciens avec une infrastructure moderne. L’Égypte affirme ainsi sa volonté de partager son héritage avec le monde entier.


0 commentaires