À la veille du lancement de la saison 2026 de Formule 1 en Australie, Lewis Hamilton a tenu un discours remarqué sur l’avenir de l’Afrique. Le septuple champion du monde britannique a appelé les pays africains à s’unir pour reprendre le contrôle de leurs ressources face aux anciennes puissances coloniales. Le pilote Ferrari a aussi réaffirmé son souhait de courir un jour un Grand Prix sur le continent africain. Les précisions.
Un plaidoyer pour un retour de la Formule 1 en Afrique
À quelques heures des premiers essais du Grand Prix d’Australie à Melbourne, Lewis Hamilton a remis sur la table un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. Le pilote britannique souhaite voir la Formula One revenir en Afrique, un continent absent du calendrier depuis plus de trois décennies.
Le dernier Grand Prix africain remonte à 1993 en Afrique du Sud. Depuis, aucune course n’a été organisée sur le continent malgré les discussions récurrentes autour d’un retour possible. Hamilton affirme qu’il ne souhaite pas quitter la discipline sans avoir disputé une course en Afrique, estimant qu’il s’agit d’une étape importante pour l’universalité du championnat.
Le pilote explique également que des discussions sont en cours au sein de l’organisation de la Formule 1 pour envisager l’organisation d’une manche africaine. Selon lui, plusieurs projets sont étudiés et l’idée progresse au fil des saisons.

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Un message politique sur l’avenir du continent africain
Au-delà du sport, Hamilton a surtout suscité de nombreuses réactions après avoir évoqué la place de l’Afrique dans l’économie mondiale. Le champion britannique a appelé les dirigeants africains à s’unir afin de reprendre le contrôle de leurs ressources face aux anciennes puissances coloniales européennes.
Selon lui, le continent possède un potentiel immense et pourrait devenir l’une des régions les plus puissantes du monde si ses richesses étaient davantage contrôlées par les pays africains eux-mêmes. Il estime également que l’Afrique reste trop souvent exploitée par des intérêts extérieurs qui tirent profit de ses ressources naturelles.
Ces propos ont rapidement alimenté le débat sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias internationaux. Certains observateurs y voient un soutien aux discours de souveraineté économique qui se multiplient sur le continent ces dernières années.
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Des racines africaines et plusieurs pays envisagés pour un Grand Prix
Le pilote britannique entretient un lien personnel avec l’Afrique. Il affirme posséder des racines dans plusieurs pays du continent, notamment au Bénin, au Sénégal, au Nigeria et au Togo.
Au cours des dernières années, Hamilton a multiplié les voyages en Afrique afin de découvrir ces pays et de renforcer ses liens avec le continent. Il a notamment passé une partie de la pause estivale de la saison 2024 au Sénégal.
Concernant l’organisation d’un Grand Prix africain, plusieurs destinations sont régulièrement évoquées. Hamilton cite notamment le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud parmi les lieux susceptibles d’accueillir une future course.
Si aucun projet n’a encore été officiellement validé, la perspective d’un retour de la Formule 1 en Afrique reste un objectif affiché par plusieurs acteurs du championnat. Pour Hamilton, ce rendez-vous constituerait un symbole fort pour un continent qu’il considère comme central dans l’avenir du sport et de l’économie mondiale.



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